vin bio et biodynamique

Quelle différence y a-t-il entre vin bio et biodynamique ?

 Les consommateurs de vins – et d’aliments de façon plus générale – sont de plus en plus attentifs à l’origine des produits qu’ils achètent. Si cette prise de conscience est positive, reste à savoir ce que signifient les labels et expressions utilisés pour qualifier les aliments, à commencer par celui qui m’intéresse le plus : le vin. En effet, connaissez-vous, par exemple, la différence entre un vin bio et un vin naturel ? Savez-vous si bio et biodynamie sont synonymes ? Je vais vous donner quelques indications qui vont vous permettre de comprendre les différences entre ces différents termes et expressions.

Ce qu’est le vin bio

Un vin bio ou biologique en France a été élaboré, du côté de la vigne comme du côté de la vinification, en suivant un cahier des charges européen. Toutefois, il faut noter que certaines différences existent suivant les pays. Si vous êtes très à cheval sur le sujet et que vous achetez des vins provenant d’autres pays, renseignez-vous sur les particularités de l’État qui vous intéresse tout particulièrement.

Le grand principe du bio est d’exclure les produits chimiques et engrais qui sont néfastes pour l’environnement. Le raisin utilisé pour faire le vin doit être bio, mais cela doit également être le cas des autres produits utilisés dans le processus d’élaboration du vin. Les exploitations qui produisent du bio sont de plus en plus nombreuses et la France est dans le trio mondial de tête, avec l’Italie et l’Espagne. Un leadership très européen donc.

Ce qu’est le vin biodynamique

Le vin biodynamique est simplement un vin bio avec lequel on est allé plus loin. Les viticulteurs qui ont recours à la biodynamie vont se baser sur le calendrier lunaire pour cultiver leur vigne. Ils vont également prendre soin de leur terre au moyen de mélanges de plantes ou encore utiliser des animaux plutôt que des machines pour travailler dans le vignoble.

Une importante différence, enfin, entre vin bio et biodynamique est à aller chercher du côté des taux de sulfite (dioxyde de soufre). Antiseptique et antioxydant, il est beaucoup utilisé en oenologie mais on le retrouve également dans d’autres produits de l’industrie agroalimentaire. Un certain taux de sulfite est autorisé dans les vins bio et ce taux est encore plus bas avec la biodynamie. Ce taux diffère selon les types de vins. Prenons l’exemple du vin rouge. Pour un vin classique, le taux de sulfite sera de 160 milligrammes par litre maximum. Pour le bio, on passe à 100 et à 70 pour la biodynamie. En ce qui concerne le vin naturel, que je vais évoquer ci-dessous, le taux maximal est de 30.

Aller encore plus loin

Il est toujours possible d’aller plus loin dans l’élaboration d’un vin le plus naturel possible. « Vin naturel » est d’ailleurs une expression utilisée pour qualifier des produits avec lesquels on utilise des principes similaires à ce que j’ai présenté plus haut, mais en allant encore plus loin !

C’est tout, me direz-vous ? Eh bien non. Si vous découvrez les vins S.A.I.N.S. (sans aucun intrant ni sulfite), vous aurez un produit ne pouvant contenir que des sulfites naturels. En effet, lors de la fermentation, le raisin produit naturellement un peu de soufre. En revanche, le vigneron n’ajoute, dans ce cas, pas le moindre sulfite.

Au final, je note que les vignerons sont de plus en plus nombreux à se pencher sur ces critères d’élaboration de leurs vins et que les consommateurs s’intéressent à ces produits. À chacun de voir où se situent ses limites (je pense par exemple aux personnes qui ne veulent plus boire que des vins bio) et surtout de faire de jolies découvertes.

 

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